Troisième visite à Panglao pour notre conférence annuelle des volontaires (organisée brillament par Geneviève). Alors que nous avons apprécié agréablement nos précédentes visites, cette fois-ci, Alona Beach semble être à un tournant au niveau touristique. Un tournant qui risque de ransformer cette belle plage de sable blanc en un temple du tourisme de masse sans considération pour la communauté.
Il faut comprendre que lors de notre passage en 2005, l’ambiance était plutôt « backpackers » avec plusieurs huttes de bambou, quelques restaurants et bars qui offraient des grillades fraîches. Cette fois-ci, de nouvelles constructions très design ont remplacé les huttes de bambou, les tables de plastiques ont cédé leur place à de grandes tables de teck et chaise en rotin. Plus d’une cinquantaine de bateaux de plongée sont amarrés dans la baie. Certains plongeurs locaux disent même que la visibilité des sites de plongée est très faible car il y a trop de bulles… L’augmentation du nombre de chambres combiné à des fosses septiques défaillantes font en sorte que la plage autrefois très propre, est maintenant envahie par des algues vertes sans compter que l’eau des puits est rendu saumatre.
Nous en discutions avec plusieurs volontaires de cette course au développement touristique où la recherche des prochaines plages idylliques semble créer beaucoup plus d’impacts négatifs que positifs surtout à long terme. Le tourisme est en expansion, les touristes veulent toujours plus pour moins, certains sans considération pour la culture locale. Les Philippines sont maintenant arpenter par les chasseurs de plages. Comment faire pour que chacun se développe de façon durable et en harmonie.
En terminant, une rumeur circulait à Alona, le propriétaire allemand d’un grand hotel luxueux de la place aurait dit que le mieux serait d’empêcher les Philippins sur sa plage pour garder un certain chic… En fait même les étrangers n’y sont pas les bienvenus selon notre expérience personnelle.


















Quel dommage! Mais comment empêcher cela. Des mont Orfords, il semblent y en avoir partout. Vendre la nature au nom du progrès, alors que ce n’est qu’au nom du frick.
Un commentaire de Édouard — 15.06.06 @ 11:58 pm