* En veillant sur le perron

Gros souper hier soir. Ed part la semaine prochaine, nous l’avons invité à souper avec le reste de la troupe de volontaires.

Un vrai souper filipino avec du thon grillé, de la salade aux algues, des crêpes aux aubergines, des lumpias et du riz. La visite est arrivée, elle nous a aidé aux cuisines. À 9 heures, la vaisselle était faite et tout le monde s’est retrouvé sur le perron. La discussion a tourné lentement sur la politique et les américains. À 3h, nous avions réglé le sort du monde et vidé le frigo.

C’est quand même intéressant de constater que les soirées d’été sur le perron sont toujours mémorables tant à Iligan qu’à Hull. Notre dernier sondage sur le sujet le prouve pour Iligan. Si une soirée se passe dans la maison, elle finira vers 9h. Sortez les chaises dehors, vous êtes bon juste qu’aux petites heures. Malgré les maringouins et les chaises de plastique qui collent rien nous forcerait à rentrer.

* La mort du cochon

Ce matin, nous avons été brutalement réveillés par les cris d’un cochon qu’on égorge. Saviez-vous qu’un porc à une voix presqu’humaine?

C’est donc en ce beau mercredi matin que nos voisins ont décidé de tuer leur cochon. Malheureusement, ils ont dû s’y prendre à quelques reprises avant de réussir; il a hurlé longtemps notre cochon. Le pire c’est la fin: comme s’il s’étouffait dans son propre sang. Beurk. C’est un art que de faire boucherie!

Je suis quand même bien contente que les odeurs porcines matinales soient définitivement chose du passé….mais je vais tout de même attendre quelques temps avant de manger des cotelettes de porc!

* Tendance…

S’agirait-il d’une tendance?

Lundi matin au Marawi Ayala Resort, j’ai refusé une douche d’eau chaude au profit d’une à l’eau froide qui m’attendait à Iligan.

* Notre voisin est un porc…

et je ne fais pas dans la figure de style! La famille qui habite le compound adjacent au nôtre s’est lancée dans l’élevage porcin! Avis à ceux qui pensent nous visiter…

Concrètement, ça veut dire que sous la fenêtre de notre chambre il y a un cochon! Ils lui ont construit une porcherie d’environ 1 mètre par o.5 mètre…Oui, vous comprenez bien: la bête ne bouge pas elle mange, chxx, couine, juste sous nos fenêtres de la chambre à coucher et de la cuisine! Nous nous réveillons avec les sons charmants d’un cochon qui a faim et on s’endort avec des odeurs de latrines…Rien de mieux pour les rêves cochons :)

J’espère bien pouvoir mettre des photos de cette porcherie à un cochon, sait-on jamais ça pourrait inspirer des éleveurs chez-nous!

Et probablement que d’autres entrées sur Beijing vont suivre, je voudrais en écrire une sur les vélos entre autres.

Voilà!

* C’est l’été

Comme dirait Sttella, c’est l’été, tété, tété!

 Après trois jours, assis sur le ciment de la city plaza à écouter les groupes locaux, on peut dire que l’été est arrivé. À Iligan, été ne rime pas avec chaleur quoiqu’on annonce 31 degrés demain mais plutôt avec la période de l’année où il pleut chez le voisin.  Les classes sont terminées, on prépare la marmaille pour aller visiter la famille un peu partout aux Philippines. Les plages seront bondées les avions aussi!

Et pour célébrer son arrivée, Iligan présentait la Iligan Week of Peace (une commandite de VSO, Dunkin Donuts et Pespi!). Pendant une semaine, plein d’activités à la plaza, des concours amateurs, des présentations culturelles, et même une parade au flambeau.

La foule, un mélange d’employés des commerces avoisinants, de personnel des ONGs et d’enfants de la rue semblait appréciée les activités.

Comme au Québec, il y a beaucoup de festivals aux Philippines surtout entre Pâques et la fête de l’indépendance, le 12 juin. Des fiestas de quartiers, des célébrations de la fondation d’une ville ou des commémorations religieuses. Il y en a pour tout les goûts et partout.  À Iligan, l’été se terminera avec la fiesta de San Miguel en Septembre. On vous en reparlera d’ici là!

 

* Juste du frais, juste du vrai

Lors de nos ateliers à Marawi, la bouffe est souvent excellente mais lorsque l’on essaie de la recréer à la maison, il manque toujours une petite touche. En un beau dimanche de février, Geneviève avait accepté l’offre d’un de nos partenaires maranaos pour faire un peu de cuisine et échanger des recettes.

Ce qui a commencé comme une simple invitation pour préparer de la cuisine maranao c’est vite transformé en la première édition de Cuisiner pour la paix (dans sa version anglaise Cooking for Peace) version Mindanao. Une quinzaine de convives, des organisations maranao et chrétienne. L’événement avait pris de l’ampleur.

Au menu: poulet au coco et curry de carabao du coté maranao et de l’autre Hotspelt néerlandais et Bonita de Bacalho brésilienne (une recette vue dans un émission de Jamie Olivier(le Naked Chef), la semaine précédente).

Une seule condition, acheter le poulet vivant pour que nous puissions suivre les rituels musulmans pour la cuisine. Évidemment pour les citadins que nous sommes, qui achètent leur poulet chez Maxi, bien enveloppé et sans plumes, le poulet vivant relevait de l’aventure.

Dimanche matin, le marché est assez bruyant. Les vendeurs de poulets sont regroupés à une extrémité. Je dois acheter un beau poulet “native” (pas un gros broiler bourré aux hormones m’avait t’on dit). Bien installé dans un sac de plastique, le poulet se rendra à bon port. Son heure est venu. L’abattage est une affaire d’hommes. Le tête du poulet doit pointer vers la Mecca. On récite quelques versets du Coran et on tranche la gorge sans couper la tête. Notre lame de couteau est mal affûté; le poulet prendra quelque temps avant de mourir à bout de sang.

Le travail des femmes commencent ensuite. Elles déplumeront et décarcasseront le poulet. Pendant la préparation, on découvre que le poulet est en fait une poule en état de pondre. Le groupe prend une mine basse. Cette poule aurait dû vivre et donner naissance à plein de petits poulets. Ce ne sera pas le meilleur repas.

À l’autre bout de la cuisine, on dépèce la viande de carabao fraîchement abattu ce matin, dans un abattoir halal de Marawi. On prépare également le palapa, un mélange d’épice maranao (gingembre, chili, sel et sakorab) qui sera mélangé avec le coconut râpé, et le lait de coco première pression des ingrédients essentiels pour la cuisine maranao.

La préparation des plats prendra plus de 3 heures en tout et partout. On imagine maintenant mieux les préparatifs nécessaires lorsque nous sommes accueillis dans les communautés près du lac. Après tout ce branle-bas de combat, les convives ont réellement appréciés le dîner au point de vouloir recommencer dans un mois avec des recettes maranaos et kenyanes.

* Ego booster!

Juste avant Noel nous sommes allés au lancement du disque de Kidz Voice. Il s’agit dun groupe d’enfants de la rue avec qui Hope for Change travaille. Le staff de Hope ont réussi, avec succès, à organiser un groupe de jeunes entre 7 et 18 ans qui danse et chante leurs espoirs, leur vie de tous les jours. Ce groupe s’appelle Kidz Voice. Yanick et moi sommes allé voir leurs pratiques et aussi quelques unes de leurs représentations.

***
Samedi dernier, Yanick, R. et moi assis sur les marches du Gaisano (espèce de KMART local) nous attendons W.

Enfants: It’s them, it’s them!!

Enfants: I know her, she was at the launching of the CD!!!!!!!!

Le plus brave s’approche de moi: Do you recognize me? I am with Kidz Voice?

Moi: O yes I do!! Kumusta?

Et la conversation habituelle de s’engager:

Lui: As-tu des enfants? Un Mari?

Moi: Non. Oui, le grand là, le frisé.

Lui: …….

Silence. Il regarde Yanick, en grande conversation avec R., puis moi, puis Yanick. Il prend un grand respire et dis :

Lui: Un jour, je serai aussi grand que lui et moi aussi j’aurai une femme comme toi!

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* Variations sur un même Lumpia

On en roule un peu partout sur la planète, on les mange frit, crus ou au four. Ils sont farcis de légumes, de crevettes, de porc, de poulet ou de chili. Les rouleaux farcis sont apprêtés à plusieurs sauces. Au Philippines, la gastronomie locale les appelle lumpia (fresh ou shanghai lorsque frit) et ils sont servis avec une petite sauce hoisin aigre-douce ou du ketchup aux bananes.

La semaine passée, Geneviève avait acheté des dizaines de petites crêpes à lumpia au marché pour un souper avec les collègues qui fut malheureusement annulé. Les crêpes ont donc atterries dans le frigo pour usage ultérieur.

En laissant libre l’imagination cette semaine, les crêpes à lumpia se sont transformées en bâtonnets de fromage frits à la mode Cage aux Sports, en fresh lumpia filipino (bien évidemment) et en flautas latino au four pour le bons plaisirs de nos papilles.

Les flautas latino, un beau mélange entre les deux cotés du Pacifique. Des crêpes, une cuillerée de salsa maison et quelques morceaux de mozzarella (achetée à notre club vidéo préféré :) . Roulez et hop au four pour quelques minutes. Délicieux.

* Le calme dominical

Aujourd’hui, Iligan est très calme, 10% du traffic du dimanche habituel . Peu ou pas de jeepney. On se croirait au Québec pendant dans le temps des Filles de Caleb. (C’est prouvé pendant les Filles de Caleb, l’achalandage des commerces chutaient de 80%:)

Mais pourquoi donc?

La coqueluche filipina Manny Pacquiao se bat contre Erik Morales. La dernière fois, Morales avait fait enragé les Filipinos en battant Pacquiao. Cette semaine, tout le monde en parlait, ou en pariait (en mettant les points sur les “i”, évidemment). Pacquiao allait venger sa défaite de l’an passé, et tout Mindanao sera en liesse (il vient de General Santos).

Fuseaux horaires et télévison oblige, la soirée de boxe est, ici, une matinée de boxe. Les bars ouvrent à 8h et le fameux combat commencera vers 11h. En fait, la plupart des gens attendront l’après-midi pour regarder la reprise puisqu’ils ne peuvent se payer les 300 pesos pour le match en direct sur le Pay-per-view.

Tient la circulation a repris, les klaxons se font entendre. La rumeur de la ville annoncent que Pacquiao a gagné par K.-O technique.

Ce sera un beau dimanche pour les filipinos…

* Merci!

Aahh le slow mail! Quelle belle surprise ce matin au bureau: nous avions des cartes de Noël (mias pas de colis…) Merci, merci, merci! C’est vraiment l’fun de vous lire, de regarder les images, de mettre vos cartes sur nos étagères et dans les moments pas toujours facile se dire: Tiens, ma famille, mes ami-es sont là-bas. Quand j’en peux plus, je pars. Ils seront encore là!

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