* Le dernier empereur


Bien installée au nord de la place Tiannamen (un peu redondant puisque men signifie place en chinois), la fameuse Cité Interdite s’étend sur plusieurs hectares. Ancienne demeure impériale devenue musée national, la cité accueillait la cour de l’Empereur de Chine jusqu’au début du 20e siècle. Et on parle de toute qu’une cour car l’Empereur aimait la compagnie (la rumeur Lonely Planet parle de plus de 9000 concubines pour le dernier Empereur). Une série de grande porte et de temple crée l’impression de distance entre le peuple et le souverain. Il faut parcourir ce dédale d’allée pour pénétrer dans les confins du palais qui cache à l’arrière un grand jardin chinois.

Aujourd’hui, certains la considèrent un peu comme un Walt Disney, d’autres comme un lieu de pélérinage obligé ou une belle promenade à travers les temps ou se remémorer le film de Bertoluci. Une chose est sure, maintenir ce trésor chinois nécessite des efforts colossaux de restauration surtout en période pré-Olympiques. Des équipes travaillent jour et nuit pour refaire l’ornementation des poutres et des portes.
Considérant les 800 bâtiments, ces équipes d’artisans ont leurs carnets de commande remplis pour la vie…

* Tout est une question de thé!

À Beijing, le thé est omniprésent. Il faisait tellement froid lorsque nous y étions, que d’avoir une tasse de thé chaud à portée de la main était fort agréable!

Paraît-il, d’après Wikipedia, que les Chinois cultivent le thé depuis l’An mille BC!! De légume à médicament, de breuvage impérial à boisson populaire, le thé est maintenant disponible partout à Beijing! À chaque 3 ou 5 magasins, il y avait une petite shop comme celle-ci qui indiquait Tea House. nullUne fois à l’intérieur, on pouvait y voir, sentir, goûter, des centaines de sortes de thé!

Le thé se vend aussi dans la rue, sur des petites boîtes métalliques comme celle sur la photo. Petit jeu: pouvez-vous identifier le thé Oolong, le thé de jasmin, la camomille et le thé de chrysanthème sur la photo?
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Source importante de commerce, le thé aurait voyagé sur le même chemin que celui de la soie pour finalement se tailler une place de choix dans le monde occidental. Même le thé japonais serait d’origine chinoise!

Si je n’ai pas vu beaucoup de théières (faut dire que je n’en cherchais pas!), on pouvait facilement trouver de belles tasses comme celles-ci. null Ces tasses ont un tamis à l’intérieur ce qui les transforment en mini-théières! Il y avait aussi une version plus sportive de la mini-théière (ou théière portative, tiens!) du type Nalgene (comme sur la prochaine photo, à côté des thermos).

À quoi servent les thermos? Mais à réchauffer son thé! null À tous les coins de rues, dans toutes les petites échoppes, chez tous les bons citoyens et endroit public et bons disquaires, on trouve un thermos (comme ceux sur la photo) ou une bouilloire remplie d’eau toute prête à ébouillanté notre thé. Comme ça tout le monde peut s’offrir, ou offrir, une bonne tasse de thé et nous, ça nous gardait au chaud malgré le vent froid qui soufflait sur Beijing.

Beau pays que celui du thé!

* Civilisation chinoise

La civilisation chinoise est tellement vielle que même les gardes-corps sont protégés…

* Frapper sa muraille

Un vent chargé de poussière du désert souffle du nord. Les quelques degrés ont vite raison des laines polaires. La grande muraille est là sur la crête protégeant Beigjing et la Chine au sud des barbares mongols au nord. Plus de 1000 km de murs, de tourelles et de portes s’étendant de la mer de Chine jusqu’aux confins des steppes chinoises près de la frontière russe. Le paysage est plutôt abrupt. Difficile d’imaginer une armée mongole traverser les montagnes et se frapper au mur.

Près de Jinshaling, une porte permet l’accès à la muraille (il y en a des milliers le long de la muraille). De la même façon que les mongols ont réussi à la traverser, les touristes paient l’admission et peuvent marcher librement jusqu’à Simatai.

La muraille est impressionnante: construite aux 15e-16e siècles, happée par le vent, soumise aux hivers, elle tient toujours le coup. Les chinois l’ont rénovée sur quelques kilomètres pour le bonheur des touristes. Mais la section entre Jinshaling et Simatai est laissé au bon soin de la nature sur les trois quarts du parcours. Des sections de murs effondrés, des tourelles démolis, les pierres servent maintenant de remparts pour les jardins des habitants de la vallée plus bas.

Le paysage rude donne l’impression d’être au Moyen-age, mais pas encore de personnages en habits d’époque pour nous surprendre. Quelques vendeurs nous suivent tentant de nous extorquer des yuans pour un livre ou une bière (nous avons succombé au deuxième évidemment!). Le chemin de ronde a des hauts et des bas au rythme de la topographie. Cent vingts marches par-ci, 40 par-là, une vraie montagne russe (peut-être devrait-on dire chinoise :) )

D’autres photos et descriptions de notre petite marche sur le site de nos co-voyageurs.

* Tendance 2006

Incheon, Korea. Aéroport. Tiens, deux personnes qui ont le même chandail et qui se tiennent par la main en direction de leur vol.

Incheon, Aéroport. Port 38. Tiens, deux autres avec un même chandail bleu poudre avec un gros panda imprimé.

Tiens deux autres avec un T-shirt de surf jaune et deux autres avec la même chemise Polo.

Voici la nouvelle mode des couples en Corée: Porter les même vetêments que son (sa) amoureux(se). Dans notre vol Incheon-Manila, il y avait pas moins d’une douzaine de couples qui portaient des chandails, des chemises ou des t-shirts identiques (certains couples divergaient un peu en ayant le même chandail dans des couleurs différentes).

Il paraît que certains vont jusqu’à se faire refaire le nez comme celui de leur conjoint. Ahhhh l’amour!

* Gastronomie 中式

Brochettes d’agneau uyghours;
Hot pot mongol à la chèvre;
Canard laqué de Pekin;
Dumplings végétariens;
Bok choi chinois;
Wonton populaire;
Mantao à la vapeur;
Tofu frit sauce épicée;
Pommettes et fraises caramélisées.

Pendant 10 jours, nous avons très bien mangé malgré que certains plats nous paraissaient plutôt expotiques comme les brochettes de scorpions grillés et la fondue chinoise aux intestins de mouton.

D’ailleurs pas d’egg rolls, de chow mein, ou de poulet Foo Yon à la sauce rouge ni de paté chinois. Y paraît que c’est de la cuisine cantonaise…

* Bout-en-train

Vous vous en ennuyiez? Vous croyiez l’avoir perdue? Nous l’avons retrouvée! La bout-en-train de la famille est en Chine! Ma mère

* Lost in translation

Allo?!La communication à Beijing n’est pas chose simple. Peu parlent anglais, mais tous parlent un excellent chinois, surtout avec les mains! Quand même, pas pratique pour les conversations téléphoniques!

Voici un exemple de communication journalière:

Moi: Excuse me, can you tell me where are the toilets?

Lui: 克敌制胜

Moi: Toilets!!!

Lui: 克敌制胜

Moi: Ou sont les toilettes?

Lui: 2毫不迟疑 (ajoutant des signes des mains)

Moi (les voyants enfin) : Aaaahhh, merci!

Ils sont pas mal bon en francais ces Chinois.

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Même sur les cartes, c’est écrit en Chinois! Une chance qu’on n’a pas perdu le Nord!
On est où, là, la?

* Empire du Milieu

Ils ont même des bus!Premiere impression de Beijing: Woouaahhh, quel pays riche…et equitable! Peut-etre est-ce du a mes 18 mois de sejour aux Philippines, ou encore a mes prejuges d’occidentale voisine des americains qui eux, on le sait Elvis Gratton l’a dit, ils l’ont l’affaire!, mais le developpement de Beijing m’a coupe le souffle.

Beijing n’a rien, mais rien a voir avec les Philippines ou meme Manille. Ils ont des (auto)routes immenses et asphaltees, un systeme de lumiere qui fonctionne, des rues larges, des viaducs, des aqueducs et des egouts, d’immenses buildings, des toilettes publiques a tous les coins de rues (donc ca ne sent pas trop la pisse), des poubelles (je vous le donne en mille: j’en ai jamais vu des poubelles aux Philippines!).

Malgre quelques difference entre les hutongs (je vous invite a lire l’entree sur retraite sur les hutongs) et les coins plus developpes de la ville, tout le monde semble manger a sa faim et dormir dans un endroit correct. Le strict minimum et meme plus me parait garanti.

Y'en a du monde!Ici, tout est taille au peigne fin, des cheveux (pas un qui depassent) a la verdure (y aurait de quoi rendre nos voisins de Hull jaloux avec tous ces arbres coupe en boule et dont aucune feuille ne depasse!), les Chinois marchent en rang (oui, oui, meme les grands), ils arretent aux feux rouges, repartent a la lumiere verte, les velos circulent la ou les velos doivent circuler…l’ordre regne! Ca me fait m’ennuyer du bordel bon enfant des Philippines.On se sent vraiment analphabète!

Contrairement aux Philippins, ils parlent forts les Chinois et ne craignent aucunement l’engueulade avec un autre Chinois ou, encore mieux, un touriste! Parfois, a les entendre parler, je suis certaine qu’ils s’engueulent, mais non, ils ne vont que placoter. D’autres fois, ils s’engueulent vraiment et la je crains qu’ils ne sortent leur fusil (ils se feraient tirer pour bien moins a Iligan!), mais ici y en pas de gun! Fiouf!

Les amerloques ont bien raison de craindre le peril jaune…

* Made in China

On en parle depuis quelque temps mais là ça approche vraiment. Dans quelques jours, on rejoindra, E. et H. là-bas en Chine, plus précisément à Beijing (qui s’écrit comme sur la bannière en chinois). Une petite semaine inondée de sigles tout aussi incompréhensibles.

C’est à notre tour d’avoir un choc culturel!

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