
Bien installée au nord de la place Tiannamen (un peu redondant puisque men signifie place en chinois), la fameuse Cité Interdite s’étend sur plusieurs hectares. Ancienne demeure impériale devenue musée national, la cité accueillait la cour de l’Empereur de Chine jusqu’au début du 20e siècle. Et on parle de toute qu’une cour car l’Empereur aimait la compagnie (la rumeur Lonely Planet parle de plus de 9000 concubines pour le dernier Empereur). Une série de grande porte et de temple crée l’impression de distance entre le peuple et le souverain. Il faut parcourir ce dédale d’allée pour pénétrer dans les confins du palais qui cache à l’arrière un grand jardin chinois.
Aujourd’hui, certains la considèrent un peu comme un Walt Disney, d’autres comme un lieu de pélérinage obligé ou une belle promenade à travers les temps ou se remémorer le film de Bertoluci. Une chose est sure, maintenir ce trésor chinois nécessite des efforts colossaux de restauration surtout en période pré-Olympiques. Des équipes travaillent jour et nuit pour refaire l’ornementation des poutres et des portes. 
Considérant les 800 bâtiments, ces équipes d’artisans ont leurs carnets de commande remplis pour la vie…














Une fois à l’intérieur, on pouvait y voir, sentir, goûter, des centaines de sortes de thé! 
Ces tasses ont un tamis à l’intérieur ce qui les transforment en mini-théières! Il y avait aussi une version plus sportive de la mini-théière (ou théière portative, tiens!) du type Nalgene (comme sur la prochaine photo, à côté des thermos).
À tous les coins de rues, dans toutes les petites échoppes, chez tous les bons citoyens et endroit public et bons disquaires, on trouve un thermos (comme ceux sur la photo) ou une bouilloire remplie d’eau toute prête à ébouillanté notre thé. Comme ça tout le monde peut s’offrir, ou offrir, une bonne tasse de thé et nous, ça nous gardait au chaud malgré le vent froid qui soufflait sur Beijing.
Près de Jinshaling, une porte permet l’accès à la muraille (il y en a des milliers le long de la muraille). De la même façon que les mongols ont réussi à la traverser, les touristes paient l’admission et peuvent marcher librement jusqu’à Simatai.



La communication à Beijing n’est pas chose simple. Peu parlent anglais, mais tous parlent un excellent chinois, surtout avec les mains! Quand même, pas pratique pour les conversations téléphoniques! 
Premiere impression de Beijing: Woouaahhh, quel pays riche…et equitable! Peut-etre est-ce du a mes 18 mois de sejour aux Philippines, ou encore a mes prejuges d’occidentale voisine des americains qui eux, on le sait Elvis Gratton l’a dit, ils l’ont l’affaire!, mais le developpement de Beijing m’a coupe le souffle.
Ici, tout est taille au peigne fin, des cheveux (pas un qui depassent) a la verdure (y aurait de quoi rendre nos voisins de Hull jaloux avec tous ces arbres coupe en boule et dont aucune feuille ne depasse!), les Chinois marchent en rang (oui, oui, meme les grands), ils arretent aux feux rouges, repartent a la lumiere verte, les velos circulent la ou les velos doivent circuler…l’ordre regne! Ca me fait m’ennuyer du bordel bon enfant des Philippines.



