Parce qu’une image vaut mille mots



Parce qu’une image vaut mille mots



Dernière journée au bureau. Le disque dur de l’ordinateur vient juste de flancher. À moins d’un miracle, la plupart des dossiers sur lesquels j’ai travaillé, ont basculé dans l’autre monde, le cybertrou noir.
L’ordinateur s’est donc fait hara-kiri pour notre départ. Il ne voulait pas partager ses connaissances avec les nouveaux volontaires. Non mais, pour qu’il se prend celui-là. J’avais pas terminé les backups.
Sayan! comme on dit ici.
Et voilà, c’est vraiment la fin: mon dernier atelier est terminé. Plus qu’une semaine de boulot, trois de voyage, quelques jours dans l’avion et nous serons de retour au Québec. J’ai de la misère à y croire!

Quand j’ai lu qu’une ministre visitait l’Afghanistan en plein Aïd el-Fitr, j’ai pensé que se serait un exercice de dialogue inter-religieux (me semble que la religion, c’est important pour les conservateurs, non?). C’était plutôt pour une petite visite de courtoisie à l’ambassade pour voir son monde. Quelle chance a-t-elle raté….
La caricature du Devoir sur le sujet vaut le clique….
Définitivement le mot “démocratie” semble être à la mode dans la bouche de nos charmants politiciens canadiens!
“« C’est […] l’arrogance et les tendances antidémocratiques du Parti libéral, qui tente d’employer le Sénat pour rejeter la volonté exprimée par la population lors des élections », a dit M. Harper, Radio-Canada Site Web.
C’est quand même fascinant qu’un gouvernement minoritaire soutienne que la totalité de son programme soit accepté par la majorité de la population. Et même s’il s’agissait d’un gouvernement majoritaire, depuis quand une élection donne la légitimité au gouvernement de faire ce qu’il veut quand il le veut?? Je dois dire que je reconnais des tendances libérales provinciales dans ce genre de réponse, cependant! Faut dire que conservateurs fédéral et libéral provincial, c’est pas mal proche!!
Étonnant pour un gouvernement qui a tendance à museler la presse et la circulation de l’information de jouer à l’insulté lorsque la “démocratie” n’est pas respectée.
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Dites, est-ce que nos politiciens ont suivi un cours avancé de démagogie lors de notre absence???
Toute la famille y était: 7 frères et une soeur, mon amie S. La famille s’est réunie pour célébrer Eidl Fitr mais aussi pour honorer la mémoire du père dont on célébrait le 10ieme anniversaire de décès. Incluant femmes, enfants et cousins-cousines nous étions une quinzaine dans la maison.
S. adore son père, et pas pour rien: il était un homme respecté dans sa communauté mais aussi dans sa famille. Respecté dans sa communauté pour son rôle dans la résolution des conflits et son apport au développement de la communauté. Respecté dans sa famille pour son sens de la justice et son côté avant-gardiste.
Un des fils a sacrifié une chèvre en l’honneur du père, les Imams sont venus réciter un passage du Coran en sa mémoire, la famille a fait le tour de la parenté et des vieux du village qui ont raconté pleins d’histoires drôles, tristes et émouvantes sur leur père.
Mais si S adore son père, ce n’est pas pour son rôle dans la communauté: c’est parce qu’il l’a toujours soutenue dans ses batailles. S soutient qui si elle est devenue ce qu’elle est, c’est grâce à lui.
Et S est une femme d’exception! Numéro 2 d’une ONG locale, elle a un seul enfant (lire: elle pratique la planificiation familiale), voyage partout sans chaperon, a marié un homme qu’elle a choisi et non celui que sa famille a choisi pour elle (au risque de créer une guerre de clan), elle croit au développement de sa communauté sans devoir sacrifier sa culture, elle analyse les écrits religieux sous la loupe de l’égalité et de l’équité entre hommes et femmes sans toutefois vénérer le modèle occidental. Une femme d’exception, vous disais-je.
En bref, une leader respectée par ses pairs, qui fait preuve de sens critique, qui n’a pas froid aux yeux, ni peur de choquer, et surtout qui ne se laisse pas impressionner par personne, chef de clan, de religions, blanc-becs jeunes et vieux ou autres.
Et parce que le père de S a soutenu S, qu’il ne l’a pas forcé à marier celui qu’il avait choisi (d’ailleurs, elle est la seule de la famille dont le marriage n’est pas “arrangé”), qu’il l’a financièrement et moralement soutenu tout au long de sa scolarité (il l’a même supporté lorsqu’elle a choisi d’aller étudier à l’extérieur), qu’il l’a encouragé à prendre sa place dans la famille, à tenir tête à ses frères, à faire à la sienne de tête. Parce qu’il lui a donner cette confiance en elle qui fait d’elle une chef de clan, une force de développement local,…Merci!


La nuit est tombée sur la campagne maranao quand l’appel des mueezins résonne sur les collines environnantes. C’est le dernier soir du Ramadan car le lendemain la nouvelle lune fera son apparition dans le firmament. Les fidèles sont donc en grande nombre à la mosquée de Pagalongan puisque les maranaos reviennent dans leur village lors des fêtes religieuses. On salue un cousin de deuxième degré, une connaissance du primaire ou un voisin maintenant au loin. Mais cette fois-ci, il y a même des étrangers venus célébrer dont un grand barbu. La rumeur travers rapidement la salle de prière: Un homme venu d’Arabie ou d’Égypte est parmi nous… Et comme il vient de si loin, il devrait mener la prière. On a tôt fait de remettre les pendules à l’heure, le grand égyptien vient de Longueuil et ne mènera pas la prière, il observera.
Les fidèles, un peu perplexe, demandent la raison de sa présence dans la communauté. Il est venu célébrer Aïd el-Fitr avec ses amis maranaos et il participera donc aux prières de le Tarawih. À la fin de la prière, les hommes de la communauté l’accueille et lui souhaite la bienvenue et veulent savoir plus sur sa présence.
Le lendemain pour la grande prière de Aïd el-Fitr, on ne rate pas la chance de prendre quelques photos avec cet invité. C’est un honneur pour la petite mosquée d’accueillir des visiteurs étrangers. Pour la grande prière, la mosquée est pleine. Après avoir fait charité, les fidèles sont au coude-à coude et écoutent l’imam réciter des versets. L’heure est à la réjouissance car le ramadan est terminé.
Nous revenons d’un séjour de 3 jours à Pagalongan, où nous avons célébrer la fin du ramadan avec la familles de nos amis maranaos et connaître un peu plus la culture maranao. Nous avons suivi les différents rites et participer aux prières. Un peu comme Noël pour les chrétiens, Aïd el-Fitr est un rite religieux mais également un évènement familial des plus joyeux. Jamais nous avons tant mangé en si peu de temps… Malheureusement, la caméra était low-batt, comme ils disent ici.
Fait: Un Filipino a gagné un prix environnemental pour avoir convaincu les Philippines de bannir les incinérateurs.
Fait: Il est interdit de bruler ses déchets selon la Loi sur la gestion des déchets (RA9002)
Réalité: En fin de journée, il y a toujours une petite d’odeur de brulé. Sacs de plastique, gazon, feuilles mortes et autres déchets sont brulés, aux vues et aux sus de tous, dégageant suie et dioxines. Au moins, ils recyclent les pneus… en pots de fleur.
La protection de l’environnement est importante, mais elle ne doit pas se faire au détriment de la survie des entreprises, estime le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn… Radio-Canada
Sur ce, je réponds, “la protection des entreprises est importante, mais elle ne doit pas se faire au détriment de la survie de l’environnement.”
Venez faire un tour à Cagayan de Oro, la semaine prochaine, nous avons réuni plein de gens intelligents pour justement discuter de développement durable (et c’est ma dernière représentation :!). C’est une invitation monsieur le ministre!
Oups, j’oubliais, tout voyage non-essentiel sur Mindanao est fortement déconseillé…
Tourner à droite en clignotant à gauche;
forcer une rouge et anticiper une verte;
rouler à 20km/h dans la voix de gauche;
Ce ne sont là que quelques exemples de situation que l’on rencontre dans les rues d’Iligan. Même après 18 mois d’expérience, la conduite est toujours rocambolesque. Comme il n’y a que sept lumières dans toute la ville, la priorité est au plus fort ou au plus vite: les camions ont préséance, les nouvelles autos itou! C’est une approche offensive de la jungle. Sans compter que les conducteurs ne semblent pas avoir de perception des autres. On s’en remet à dieu, peu importe la dénomination… Il doit bien faire la job car il y a peu d’accrochage.
Un trajet normal pour aller en ville inclut habituellement du slalom entre les jeepneys qui arrêtent où bon leur semblent, des mini-vans sur les quatre flashers qui roule à folle allure (les clignotants éliminent la responsabilité du conducteur de suivre le code de la route), des chiens, des chats, des tricycles qui traversent n’importe où et des véhicules qui s’insèrent, traversent très lentement. Il ne faut pas trop être défensif sinon on cède à tout le traffic et on fait du surplace pendant que derrière,ça klaxonne allégrement. Il faut surtout pas négliger également, l’état de la route (et le riz qui sèche sur cette même route) et l’état des véhicules (pneus fesses et autres bricolages).
Pas pour rien que l’école de conduite s’appelle God’s Will Driving School… Inshala!
Note: J’ai bien hâte de voir comment je m’adapterai à la conduite de Gatineau et Ottawa et en même temps je m’imagine ce qui se passe quand des immigants arrivent au pays et commencent à conduire. Ce n’est peut-être pas seulement des préjugés. Quelqu’un est intéressé à un projet de recherche…?

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